Le CO2, le capter, le stocker, le valoriser
Le marché du CSCV pourrait représenter une centaine de milliards d'euros entre 2020 et 2030.
En 2011, dans le cadre des Investissements d’avenir, l’ADEME a lancé un AMI clôturé en novembre sur le captage, le stockage du CO2 et sa valorisation.
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AMÉLIORER LA COMPÉTITIVITÉ DE LA FILIÈRE
Capter le CO2 émis en grande quantité par certaines industries, puis le stocker dans le sous-sol. Cette solution permettrait de réduire de 19 % les émissions mondiales de gaz carbonique d’ici à 2050(1), mais elle est encore coûteuse et énergivore. « Nous avons donc rédigé l’an dernier une feuille de route en vue d’identifier les enjeux et besoins de démonstrateurs, explique Nathalie Thybaud, animatrice du pôle Technologies avancées de l’ADEME. Cela a servi de base à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) que nous avons lancé en mai 2011. » Les projets sont actuellement en cours d’évaluation
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STOCKAGE ET VALORISATION
Un précédent AMI avait déjà été lancé sur ce thème en 2008, dans le cadre du Fonds démonstrateur de recherche. Mais, cette fois, « nous souhaitons des projets plus ambitieux en matière d’efficacité énergétique, poursuit Nathalie Thybaud. Nous attendons également des plateformes technologiques permettant de mutualiser les essais, les outils et les connaissances. En outre, et c’est la grande nouveauté, nous attendons des démonstrateurs qui explorent de nouveaux procédés de valorisation du CO2. Cela contribuerait à améliorer la compétitivité de la filière. » Aujourd'hui, seul l’équivalent de 0,5 % du CO2 émis dans le monde est utilisé dans l’industrie (réactif dans l’industrie chimique, fluide pour la récupération assistée des hydrocarbures, etc.).
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DÉMONSTRATEURS EN COURS
À la suite de l’AMI de 2008, trois projets se mettent en place : un démonstrateur de captage du CO2 porté par EDF et Alstom est en cours de construction sur la centrale au charbon du Havre, le captage intégré du CO2 en vue de son stockage devrait prochainement être installé sur un haut-fourneau de l'usine ArcelorMittal de Florange, et un projet porté par 12 partenaires, dont Total et GDF Suez, vise à identifier un site qui pourrait accueillir jusqu'à 200 millions de tonnes de CO2 dans le bassin parisien. /
(1) Source : Agence internationale de l’énergie
La feuille de route et l’AMI sont disponibles sur www.ademe.fr/appels-propositions



















