La chimie passe au végétal
La chimie du végétal contribue à rendre moins vulnérable l’industrie chimique classique.
Face à la raréfaction des ressources fossiles (et de leurs coûts en hausse),
la chimie du végétal a un rôle majeur à jouer dans le recours à la biomasse.
01
Vers une chimie « verte »
L’industrie chimique reste aujourd’hui fortement dépendante des hydrocarbures dont elle tire la majorité de ses produits : matières plastiques, engrais, détergents, cosmétiques, solvants, peintures, produits phytosanitaires, etc. Dans un contexte de raréfaction des ressources fossiles et de hausse inéluctable de leurs coûts, le recours à des matières premières de substitution renouvelables, telles que la biomasse, devient indispensable. La chimie du végétal a un rôle majeur à jouer, à la fois pour réduire cette dépendance, développer des produits plus respectueux de la santé et de l’environnement, et valoriser des ressources encore peu exploitées (déchets…).
02
Développer une filière compétitive
Comme le rappelle la feuille de route sur la R&D Chimie du végétal publiée par l’ADEME, la France dispose de gisements très importants de biomasse, d’une agro-industrie performante et d’un savoir-faire en biotechnologies blanches. À partir de ces atouts, l’objectif est d’accélérer le développement de bioraffineries industrielles, permettant de fractionner la matière première issue de sources diverses (cultures, forêts, algues…), puis de la transformer en produits dits « biosourcés ». L’AMI lancé le 27 avril, et qui sera clos le 15 septembre 2011, doit contribuer à rendre cette filière de production opérationnelle et commercialement compétitive à court (horizon 2015-2020) et plus long terme.
03
Diversification et valorisation
L’AMI porte sur des projets de recherche industrielle, de démonstrateurs de recherche ou d’expérimentations industrielles couvrant tous les types de produits : intermédiaires chimiques, matériaux (plastiques et composites) ou produits fonctionnalisés (solvants, tensioactifs, lubrifiants…). Sont concernées aussi bien les molécules de substitution, destinées à remplacer celles d’origine pétrochimique, que les nouvelles molécules (innovations de rupture). Il s’agit d’élargir l’offre de produits biosourcés, mais aussi d’améliorer les bilans – matière, énergétique et environnemental – et l’équilibre économique de la filière. Afin d’anticiper les contraintes qui pèseront sur cette production (acceptabilité sociale, surfaces mobilisées, impact environnemental), les projets doivent notamment concourir à diversifier les ressources utilisées et à valoriser les coproduits (coproduction d’énergie dans les bioraffineries par exemple). /


















